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  • : Après trois ans d'attente, nous obtenons enfin notre mutation pour Tahiti. Pour nous, commence une grande aventure que nous allons partager avec vous ...
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                    182409

vivre en Polynésie Francaise

14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 03:36

    Nous partons cette fois à la découverte de l'île par le lagon : une fois n'est pas coutume, c'est Inés qui tente de pêcher le repas du midi prévu sur un motu ... sans succès ...  

C'est une nouvelle fois un festival de bleus qui défile sous nos yeux. Vetea nous amène sur de jolis spots de baignade où, avec palmes masques et tubas, on peut observer quelques murènes, des diodons ou des poissons trompette.

 

bateau 2

 

    Quand on arrive sur un motu, le "ma'a" (repas) est prêt. On s'installe sur les "peue" (nattes) et on se régale des brochettes de poisson mariné avec des galettes de coco germé.  Rose finit son repas les fesses dans l'eau et partage son riz avec les poissons papillons.

    bateau 3 bis

 

   Le clou de la journée, c'est la visite dans le domaine des raies mantas. Ces géants des mers qui peuvent atteindre 7 mètres d'envergure fréquentent régulièrement les eaux du lagon de Maupiti. Traquées, harcelées même par les touristes, elles deviennent de plus en plus difficiles à observer en Polynésie. A Bora par exemple, elles se distinguent  ... par leur absence depuis quelques années. Bora a pourtant eu pendant longtemps la réputation de meilleur spot à mantas au monde.

Juste équipés de palmes, masques et tubas, on s'immerge où elles ont l'habitude de se promener puis on attend.

Tout à coup, une puis deux, puis trois mantas sortent du bleu et entament des rondes majestueuses au fond de l'eau, juste en-dessous de nous ...

... Magique ...

 bateau 1

 

  Les photos ne sont pas très nettes car le lagon est légèrement chargé de matières en suspension. Il y a très peu de houle depuis quelques jours, donc peu de courant, l'eau n'est pas renouvelée.

On restera tout de même une bonne heure à voir "voler" ce placide géant des mers (complètement inoffensif, c'est un mangeur de plancton comme les baleines) à quelque mètres de nous.

 

 

    On quitte Maupiti avec une escale carburant d'une demi-heure à Bora-Bora, la "Perle du Pacifique". Mettrons-nous un jour cette destination sur notre calendrier, pas sûr, en tous cas, on pourra dire, Bora, on y est allé !!!

La vue depuis l'aéroport (comme à Maupiti, il est sur un motu), est bien sympathique ... 

 bateau 4

 

       Comme à chaque retour de vacances, Dom fait le tour de la maison et va voir le jardin. Et ô surprise, nous pouvons récolter notre premier ananas !!! Plantés il y a deux ans environ, les pieds ont bien poussé et presque tous portent maintenant un fruit qui va mûrir dans les prochain mois.   

 

     Après avoir fait le plein de soleil et de repos à Maupiti, dopés par la vitamine C de l'ananas du jardin, nous pouvons reprendre le boulot en pleine forme ...

... avec en ligne de mire un nouveau voyage paradisiaque : la découverte des îles Marquises avec le cargo Aranui III (départ samedi 15 décembre).

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 02:08

      Dans le jardin de la pension, Clém s'amuse à photographier différentes sortes d'hibiscus et autres fleurs de Polynésie, c'est un vrai festival de couleurs.

 

pension 1

 

    Après le p'tit déj', avant de partir en vadrouille ou le soir avant le repas, l'impressionnant ponton de la pension nous permet de pêcher quelques poissons, d'attraper des crabes et, évidemment, des Bernards L'hermites ... 

 pension 3

 

  Pendant que Jacques et Rose s'éclatent sur le trampo et que Pauline et Clém refont le monde, en fin de journée, c'est toujours un grand moment quand, Hinano en main, le soleil se couche en face de la pension.

   Rassurez-vous les mamies, Val a pris la canette de papa juste pour la photo !!! 

 pension 2

 

  ... Une pension de famille simple et chaleureuse, à l'image de l'accueil des proprios Dawn et Vetea.

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 23:20

    Pour faire le tour de Maupiti d'une dizaine de km environ (une seule route évidemment), le vélo, comme aux Tuamotus s'impose tout naturellement.

On adopte le "tahitien style" avec Rose sur le guidon, les pieds calés dans le panier.

 

velo 3 

    Au hasard (il n'y a pas d'office du tourisme sur l'île !!!), on rencontre la propriété d'un original qui a construit le mur d'enceinte de sa maison avec des coraux.

Un peu plus loin, on cherche dans les éboulis rocheux d'une rivière des pétroglyphes, gravures anciennes dans la pierre représentant des crabes et des tortues.

Du sport, de l'archéologie, des visites de bâtiment à l'architecture baroque, voilà des vacances bien remplies pour le corps et l'esprit  

 

 velo 1

 

    C'est aussi à vélo qu'on rejoint tous les jours notre cantine du midi sur la plage, la paillotte "chez Mimi". On y dégustera d'excellents "casse-croutes" beurre-jambon-oeuf-frites-mayo  !!!   On trouve de tout dans ce boui-boui très coloré, notamment des coquillages et nacres pour faire des colliers.

 velo 2

 

    Quand on passe près d'un faré où de magnifiques pareos sont exposés (ou peut-être sont-ils en train de sècher après confection ?), on ne peut que s'arrêter pour faire quelques emplettes ou voir en direct la technique artisanale de fabrication.

Intrigués par la finition qui, à y regarder de plus près semble un peu aléatoire, on demande où sont fabriqués ces pareos ... "En Indonésie" nous répond la p'tite dame ... La discrète étiquette "made in Bali" nous confirme l'origine asiatique de l'objet. Pas de cure d'amaigrissement donc pour notre porte-monnaie, mais le mythe de l'île isolée, authentique en prend un petit coup quand même ... mondialisation, quand tu nous tiens !!! 

 

 velo 4

 

    Les vélos nous permettent de flâner et de faire de jolies photos d'une île qui reste quand même bien préservée, peu urbanisée où l'ambiance se prête vraiment bien à des vacances décompression/déconnexion ...

Ce terrain de volley par exemple, "planté" dans trente centimètres d'eau, n'est-il pas unique ???  

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 09:08

   Pour nos vacances de novembre, nous avons décidé de continuer notre découverte des îles polynésiennes. Notre choix s'est fait sur Maupiti, dite l'île sauvage ou l'île aux tortues. Cette île de l'archipel de la Société est réputée pour être celle qui a su garder son authenticité, certains disent même qu'elle est à l'image de Bora Bora avant l'invasion des hôtels de luxe ! Récemment, un référendum a été organisé sur l'île, suite aux demandes répétées des promoteurs hôteliers: "Souhaitez-vous que des hôtels s'installent sur Maupiti ?" A cette question, faisant fi des énormes retombées économiques que ça aurait pu engendrer,  les habitants ont majoritairement répondu NON ! Les seuls hébergements possibles sur l'île restent donc les pensions de famille. 

 

   Nous embarquons dans un avion d'Air Tahiti pour un vol d'une heure pendant lequel nous allons survoler Huahine puis Bora Bora. Notre Rosinette est toujours aussi emballée par les voyages en avion, surtout parce que c'est l'occasion d'avoir maman pour elle seule, pour lire et jouer !!

 

 

vol aller

 

 

   A l'approche de Maupiti, le ciel se couvre. Il est vrai que nous sommes entrés dans la saison des pluies.

   Comme la piste d'atterrissage sur trouve sur le motu Tuanai, nous devons rejoindre en bateau l'île où se trouve la pension Tautiare Village où nous allons habiter pendant 6 jours.

   Les gros nuages s'assombrissent vite et deviennent très menançants ...

 

 arrivée2

 

   Vetea, le propriétaire de la pension,  dégaine des cirés jaunes pour les passagers mais Dom et les enfants préfèrent affronter la pluie.    

 

       Après nous être installés à la pension, nous partons, sur les conseils de Dawn (la femme de Vetea), à la plage Terei'a. Le chemin le plus court est la route traversière. On attaque donc  une montée assez raide, mais l'effort est récompensé lorsqu'on arrive en haut d'où on peut avoir un aperçu magnifique avec la végétation luxuriante et une eau bleu lagon, turquoise, cyan, horizon ...

 

      belvédère3

      

      Sur le bord de la route bétonnée qui descend vers la plage, on trouve des manguiers sauvages; d'ailleurs, deux locaux ont une perche à la main pour faire tomber les belles mangues bien mûres. Ils n'hésitent pas à partager leur cueillette avec nous ... hum !!

 

   Quelques minutes plus tard, nous découvrons une plage de sable fin et blanc, presque déserte. Nous choisissons un spot à l'ombre d'un palmier ... ça y est, les vacances commencent !!!

 

   Dom file explorer les fonds marins avec palmes, masque, tuba. Les filles attaquent dans le sable des trous qui deviennent des piscines. Val les rejoint alors et a l'idée d'ensabler Rose qui se prête volontiers au jeu.

 

 plage

 

      On peut rejoindre à pied le motu Auira juste en face car un banc de sable le relie à l'île. La traversée se fait en quelques minutes, avec, jusqu'aux cuisses, une eau incroyablement transparente.

 

   Mais nous n'abusons pas du soleil polynésien pour notre première journée de vacances qui a vite fait de griller nos peaux de popaa. Nous rentrons à la pension où nous attend un dîner couleur locale : salade de poisson cru au lait de coco, carpaccio de thon avec riz et bananes.

 

    C'est aussi l'occasion de faire connaissance avec les autres pensionnaires. On s'entend tout de suite bien avec les Bourguignons en voyage de noces (Mimi et Chacha) et les Alsacos profs à Papeete, on parle du pays et la conversation dérive assez vite sur le vin.  Mais, un autre convive est autour de la table avec sa fille, on fait alors aussi les présentations:

- "Et vous, vous êtes d'où ?"

- Lui:" De l'est"

- Nous:" Tiens, c'est marrant, on est tous de l'est de la France, de quelle région ?"

- Lui:" De Lorraine"

- Nous: "Nous aussi, d'où précisément ?"

- Lui: "Des Vosges"

- Nous: "Incroyable, nous aussi, de quel coin ?"

- Lui:"Près d'Epinal"

- Nous: "Ben, nous aussi ... quel village?"

- Lui:" Oh, c'est un petit patelin, au sud d'Epinal ... Uzemain ..."

- Nous: "Et ben voilà, nous aussi ..."

 

   On dit que le monde est petit ...   Quelle est la probabilité de se retrouver à la même table qu'un Manuzien à Maupiti sachant qu'il y a une quinzaine de pensions sur l'île, sachant qu'il y a 118 îles en Polynésie, sachant que nous sommes en plein Pacifique sud à 16000 km de la métropole et sachant que parmi les 65.000.000 Français, seulement 1096 habitent Uzemain ????

La probabilité est faible, mais elle existe (on aurait préféré gagner au loto ... mince, on ne joue pas).

C'est un séjour qui débute bien avec une équipe de "co-vacanciers" sympathiques.

On ne tarde pas à se mettre au rythme des îles, loin du stress de la ville, loin du stress de Tahiti, loin du "voiture, boulot, piscine, dodo",  on opte plutôt pour le "pirogue, vélo, apéro, dodo" ...

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