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  • : Après trois ans d'attente, nous obtenons enfin notre mutation pour Tahiti. Pour nous, commence une grande aventure que nous allons partager avec vous ...
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vivre en Polynésie Francaise

22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 21:44

    Il est 16 heures. Une foule importante est rassemblée à la marina du motu Parataito à Maraa. C'est la fin du concours de pêche, les bateaux dont une majorité de poti marara (bateaux de pêche polynésien taillés pour la vitesse et la chasse au harpon des mahi-mahis) sont en file indienne pour la pesée. Le réglement est simple, quatre prix sont décernés. Pour le plus gros haura (marlin), pour le plus gros thon, le plus gros tazard et le plus gros mahi-mahi.

Un joli thon de 64 kilos est descendu du portique au moment où on rentre à la marina. C'est le plus gros thon de la journée. Les discussions vont bon train entre pêcheur et chacun y va de sa petite histoire. Le plus gros marlin pesé jusqu'alors pèse 120 kilos et il se murmure que ce devrait être le pêcheur de ce joli poisson qui devrait remporter le prix le plus prestigieux, celui du plus gros haura.

Mais un poti marara rouge (un "haura 24 pieds", ça ne s'invente pas), entre au port tout juste avant 16 heures avec une énorme queue en croissant qui dépasse du plat-bord. La pesée est anecdotique (230 kilos), tout le monde a compris qui gagnerait aujourd'hui le prix du plus gros haura!

C'est un beau coup de ligne mais un pêcheur Polynésien et son fils nous racontent la casse au bateau d'une big mama d'au moins 400 kilos! Pour le moins déçu, le pêcheur estime avoir fait l'erreur de vouloir en finir trop vite ... Sachant qu'il a eu la touche à 11 heures et la casse au bateau à 13h30, on imagine la violence du combat et la force du poisson qui avait encore du jus après 2h30 de combat ...

 

6

 

Pour l'équipage du Kirahu'e (Philippe le capitaine, Reihai le fishmaster et les deux moussaillons Pascal et moi-même), on doit se contenter d'être spectateurs de la pesée. On est bien rincé après une belle (et longue 5h/16h) journée en mer mais tout de même content de la prise d'un joli mahi-mahi. Seul l'honneur est sauf puisque ses 13/14 kilos ne peuvent rivaliser avec les 18 kilos du plus gros pris aujourd'hui.

 

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Une petite déception tout de même : nous avons eu notre chance avec une énorme touche de marlin en milieu de matinée. Même si nous n'avons pas vu le poisson qui s'est assez vite décroché, la violence et la puissance de la tirée ne fait aucun doute sur l'auteur du "méfait" pour Philippe et Reihai. Et la présence juste derrière le bateau à ce moment d'un phaëton (le"paille en queue" est un bel oiseau blanc avec une très longue plume caudale) confirme qu'il s'agissait bien d'un haura qui est venu goûter notre leurre, cet oiseau assez rare en haute mer étant souvent le meilleur indice de présence d'un marlin juste sous la surface.

Tant pis, ce sera pour la prochaine fois ... Oups, y'aura pas de prochaine fois, dans 10 jours, on est dans l'avion ...

 

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 04:52

     Comment refuser l'opportunité d'aller rejoindre l'ami Pascal à Rangiroa pour quatre jours 100% pêche à quelques semaines de notre retour en métropole ?  

Impossible ... d'autant plus que le bateau a été vendu plus vite que prévu ... snif ... finie la pêche à Tahiti à bord du "Belturbet", toutes les bonnes choses ont une fin.

Dom s'est donc envolé pour Rangi pendant les derniers jours des vacances de Pâques avec ses cannes dans des fourreaux, comme au bon vieux temps de ses campagnes irlandaises, pour aller traquer les bêtes féroces des passes de Tiputa et Avatoru.

L'organisation par le KFC (si, si ...) de Rangiroa fut irréprochable. Et que dire de l'accueil extraordinaire de Michel et Sally, à part un énorme merci ...

 

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   Pendant quatre jours une grande quantité de poissons sera pêchée tant côté lagon que côté océan. Les grosses bêtes intéressées par les leurres (jigs, rapalas et poppers) seront quant à elles restées gentiment dans leur élément. Les carangues notamment, une fois piquées, foncent vers les patates de corail tranchant. Faute de freins surpuissants, nos moulinets n'ont jamais pu freiner les plus gros poissons touchés entraînant beaucoup de casses nettes de la tresse.

Mais la fréquence des touches et la variété des espèces touchées ont suffi à notre bonheur. Un point commun à tous nos poissons ??? Les dents ...

 

1

 

    Quand un groupe d'oiseaux se rassemble au large, c'est signe que des pélagiques sont en chasse ! En "jiggant" au tombant du récif, on avait donc toujours un oeil sur le large à la recherche d'une activité. Ainsi, nos quelques courtes virées nous ont rapporté thons et mahi-mahi (qui nous régaleront les soirs et à notre retour à Tahiti). Et une fois piqués, on est presque sûr que ces poissons finiront dans le bateau ... ce qui n'est pas le cas des poissons piqués le long du récif !

Au moins une fois sur deux, on ne remonte qu'une tête de poisson sectionnée juste derrière les ouies, c'est extrêmement impressionnant. Les requins se jettent sur nos poissons piqués sans jamais se piquer eux-même. L'image du requin "bête et méchant" en prend un coup :alors qu'on mouline le plus vite possible pour remonter rapidement nos mérous, ils arrivent en un coup de mâchoires (à chaque fois la section est nette) à "viser juste". Manifestement, ils ont appris ...

C'est vraiment "rigolo" de sortir des têtes de poissons dont les ouies palpitent encore ...

 

2

Pas de monstre donc à nos tableaux de chasse, mais beaucoup de jolis poissons quand même.

De retour à Tahiti, avec Pascal (Pascal copain n°2), on peut continuer à pêcher. Philippe nous emmène sur son 25 pieds pour des parties de traîne au large. "Armés" de 4 ensembles de 80 livres, nous traquons les bancs d'oiseaux, recherchons les frégates et les "pailles en queue" souvent synonyme de marlins.

Sur les deux dernières parties de pêche, une fois encore, pas de "big mama" à déclarer mais des touches en quantité qui nous auront rapporté de beaux tazards (6 kilos les plus petits, 12 kilos pour le plus beau), des bonites et des thons rouges (2 à 10 kilos).

 

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Ces parties de pêche réussies tombent à pic car chez Jaco, on est devenu "fous" de sashimi et de mi-cuit, d'autant plus qu'Inés maîtrise maintenant parfaitement les sauces qui accompagnent ces petits trésors de la mer.

Et comme on pense que les sashimis de brochet ou de truite n'ont sûrement pas le même goût, ils sont en ce moment la base de notre alimentation !!! 

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 11:18

    Même si les deux "Carrefour" de Tahiti attirent beaucoup de clients, une bonne partie du commerce reste très traditionnel en Polynésie. On peut acheter toute sorte de produits "en bord de route", mais surtout des fruits, des légumes et du poisson. Ici, pas d'intermédiaire, c'est directement du producteur au consommateur.

Cela permet aussi aux Tahitiens ayant peu de ressources d'améliorer l'ordinaire.

Mais c'est aussi un vrai marché professionnel, notamment pour les pêcheurs : après le retour de pêche, le poisson travaillé et nettoyé à bord se retrouve directement en bord de route. Malgré la chaleur, la fraîcheur est garantie car les belles pièces sont achetées très rapidement.

 

article carangue 1

 

   Pour les pêcheurs amateurs que nous sommes, la quantité de poisson en bord de route est un bon indicateur pour savoir si la période est favorable à la pêche. Malgré tout, la réussite n'est pas toujours au rendez-vous.

On doit parfois se contenter de quelques bonites ou de minuscules otava (bonites à dos rayé). Quoiqu'il en soit, la bonne humeur règne toujours à bord du "Belturbet", puisqu'on respecte toujours une autre tradition tahitienne : on ne part jamais en mer sans quelques "obus" d'Hinano, la fameuse bière locale, n'est-ce pas Tonio ... 

 article carangue 2

 

   Et puis, quand les poissons sont de sortie, c'est la fête à bord. Comme le jour de ce joli doublé de aahi re'are'a (thon rouge) avec l'ami Sylvain. Belle revanche par rapport à la sortie précédente où on a tenu un énorme thon (80/100 kg) pendant presque deux heures avant que le nylon ne cède juste avant le coup de gaffe ... 

 

 article carangue 3

 

    Près du récif rôdent quelques énormes pa'aihere (carangues à grosse tête). Quand une de ces bêtes ferme sa gueule sur un de nos leurres, là aussi, c'est du sport. Avec Michel aux commandes du bateau, il nous a fallu près d'une demi-heure pour monter à bord cette carangue de 18 kilos à la puissance incroyable !!! 

 article carangue 4

 

  Toutes ces belles parties de pêche se prolongeront autour d'une table pour raconter et reraconter les circonstances de la partie de pêche réussie et aussi pour déguster tous ces succulents poissons, qui évidemment ne finiront donc pas en bord de route, mais dans nos assiettes ... 

Inés maîtrise maintenant à merveille la préparation de tous ces magnifiques poissons. Ce sera l'objet d'un autre article ...

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 05:30

    La densité de poissons aux Marquises dépasse largement celle de Tahiti et celle des Iles sous le vent. Déjà parce que la pression de pêche y est quasiment nulle, mais aussi parce qu'un courant froid venant du sud apporte beaucoup de plancton, base de la chaîne alimentaire qui se termine par les grands chasseurs pélagiques.

On va pouvoir le constater ...

 

    Avec Val, Damien et Sylvain, on s'est offert une petite virée pêche sur le bateau d'Antoine qui se déplace sur l'Aranui et qui est mis à l'eau en fonction des demandes des passagers.

En moins de trois heures de pêche, on fait un véritable carnage de thons rouges. Dès que nous passons près de "bancs d'oiseaux", signe que des poissons sont en chasse en-dessous, les cannes filent dans tous les sens. La mer est démontée mais malgré les décrochages, une dizaines de bêtes seront capturées à la traîne.

 

 

peche 2

 

    On pourra déguster nos prises le soir-même : les cuistots du bateau en ont préparé une partie en sashimi (thon cru coupé en fines lamelles accompagné d'une sauce). Un véritable régal !!! Ce qui ne nous a pas été servi est réservé pour l'équipage (les Marquisiens comme les Tahitiens sont friands de poisson cru, de thon rouge cru surtout, le top du top).

 

    La partie de pêche avait pourtant commencé assez curieusement. En attendant les copains, en donnant quelques coups de popper (leurre de surface) pour tenter les carangues ... c'est du ciel qu'est venue l'attaque :  un fou (un peu plus fou que les autres sûrement) a fondu sur mon leurre. Je l'ai vu voler en piquée vers mon leurre en me disant: "Il ne va pas le faire, il ne va pas le faire ..."  Eh bien si, c'est bien à mon leurre que la bête volante en voulait ... 

Et me voilà donc attelé à un fou brun des Marquises d'1 m 50 d'envergure qui malgré la traction que j'exerce arrive à voler !!!

 

   Pour abrèger son calvaire, je le ramène au bateau quand même assez rapidement. En le décrochant, il va perdre quelques plumes mais repartira vigoureusement apparemment sans blessures ...

 

 

 peche 1

 

 

    La fin de la partie de pêche va être encore plus mouvementée. La mer très agitée va nous filer un bon vieux mal de mer qui va un peu atténuer  le plaisir d'enchaîner prises sur prises. On est tous plus ou moins touchés, Val résiste le mieux mais son vieux père ne trouvera un peu de quiétude que dans une longue sieste remplie de rêves de terre ferme ...

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 03:04

   Encore un article sur la pêche ... Dom va-t-il démissionner de l'éducation nationale et passer sa licence de pêche professionnelle ???

La question n'est pas encore d'actualité, mais voilà, des gros bestiaux rôdent au large de Paea et de Papara et l'envie d'aller les taquiner est irrésistible.

Jusqu'à présent, les "petits leurres de traîne" à jupe pour bonites et  thons ont donné entière satisfaction sur des petits spécimens. Les rapalas ont aussi permis quelques prises.

 

leurre 2

 

    Mais passer "la vitesse supérieure"pour s'attaquer à plus gros est vraiment tentant.  La taille des leurres de traîne passe alors aussi forcément à la vitesse supérieure !!!

Okay, Noël approche mais c'est bien au bout de sa ligne que Dom compte accrocher ces engins et non au sapin !!!

Ces leurres de surface sont destinés à l'espadon, aux thons et à la daurade coryphène. Un gros tazard peut aussi se laisser tenter.

 

leurre 1

 

   Evidemment, de tels leurres ne peuvent être proposés qu'au bout d'une canne et d'un moulinet en rapport avec la puissance des espèces recherchées ... Dom a jeté son dévolu sur un ensemble Penn d'occase de 80 livres.

Pour les trois premières sorties, pas de "mordage" (touche ou attaque en dialecte local) à déclarer, mais quand un monstre viendra gober le leurre, ça va chauffer !!! 

Afin de varier les plaisirs, Sylvain et Dom se sont aussi lancés dans la pêche au poito ... avec un succès mitigé car ils ont perdu un ensemble bouée/bas de ligne dès la première partie de pêche ( embarqué par un thon rouge record ou par le courant, très fort ce jour-là, on ne saura jamais ...).

 leurre 3

 

    Forcément, après les leurres, après la canne, c'est la taille du bateau qu'il faut mettre en rapport avec la taille des bestiaux recherchés ... mais là, c'est une autre histoire ... 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 03:23

    Avant de sortir en mer, la consultation de  "windguru Tahiti" sur internet est le passage obligé pour connaître la vitesse du vent et la hauteur de la houle. Si les voyants sont au vert, c'est parti pour la traque des carnassiers du grand bleu !

Notre technique de prédilection, c'est la pêche à la traîne

On traîne derrière le bateau différents leurres, dont on varie la couleur et la taille en fonction de ... l'instinct et la chance. On peut aussi varier la vitesse du bateau.

On est aux aguets du moindre indice de présence à la surface de poissons mais repèrer les vols d'oiseaux qui se concentrent et chassent sur des petits poissons est le meilleur moyen de remplir facilement la glacière de quelques bonites

On passe parfois au milieu de bancs énormes de petits poissons traqués sans relâche par les prédateurs, la surface bouillonne et là, forcément, les freins des moulinets se mettent à chanter. 

 

 peche 1

 

 

   La bredouille ? ... on ne connaît pas. Même quand on a des "invités" (le beauf' de Sylvain ce jour-là), on arrive toujours à attraper quelques bonites (entre 1.5 et 4 kilos). Le congélo commence à saturer, Inés commence à craquer, mais on se régale et surtout, on fait plaisir aux copains et aux voisins.

Est-ce la chance, avons-nous un bon feeling ou est-ce le talent tout simplement, en tous cas, on dégoûte pas mal de popaa (métropolitains de Tahiti) quand on raconte nos histoires avec Sylvain. Evidemment, par rapport aux locaux, on reste de petits amateurs ...

  A Maupiti il y a deux semaines, on a testé une technique de pêche traditionnelle, la pêche au poito, ou pêche à la bouée, ou pêche au caillou.

Le principe est assez simpliste mais plein de petits détails peuvent faire la différence. Grosso modo, une sardine morte est accrochée au bout d'un long bas de ligne (50 à 200 mètres), bas de ligne maintenu à l'autre extrémité à la surface par une bouée. A l'attaque, la bouée se retourne, indiquant la touche au pêcheur. Il suffit alors de remonter la ligne avec des gants. C'est une technique d'attente, peu sportive mais normalement très rentable.

 

peche2

 

    Malheureusement, avec Vetea, nous n'avons pris que deux thons de 10 kilos pour une journée complète de pêche.

Mais, au retour en fin de journée, on est tombé sur une "chasse d'oiseaux". Val et moi avons mis nos leurres à traîner et avons eu un fulgurant départ en même temps. Val a décroché mais j'ai pu capturé mon premier thon rouge à la ligne.

  pêche 3

 

    Mais avec mon fidèle matelot Sylvain, notre meilleur "coup" jusqu'à présent reste la capture d'un tazard d'1m35. Ce fut un joli combat, mais aussi une belle surprise dans l'assiette !!! Grillé, au four, en carpaccio, le tazard est un poisson extra et d'après l'avis de tous, le plus fin de tous les poissons qu'on peut trouver dans l'océan Pacifique.

 peche 4

 

 A la marina, les p'tits popaas commencent à être pris au sérieux !!! D'ailleurs, on est bien décidé à passer la vitesse supérieure par rapport à notre matériel pour tenter d'attraper des poissons encore plus gros ...

Encore une fois, tous ces prédateurs pélagiques (mahi-mahi, thon, bonite, tazard ...) ont une force et une endurance phénoménale au bout d'une canne, le matériel doit donc être en rapport.

Les cannes à carpe et à silure que j'avais ramenées de métropole sont d'ailleurs au placard depuis longtemps !!!

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 04:10

    Les vacances sont arrivées, le bateau est fin prêt, les premières sorties pêche vont enfin pouvoir s'organiser. Mais juin marque aussi l'entrée dans l'hiver et la saison des fortes houles. Pour les deux semaines qui arrivent avant notre départ pour l'Australie, les prévisions ne sont pas bonnes et pour corser l'affaire, il y a beaucoup de vent en ce moment.

Mais une petite fenêtre météo s'ouvre en ce début de semaine ...

Malgré la houle de 2m50/2m60, je tente une sortie en mer, ce sera aussi l'occasion de tester la fiabilité du bateau.

Il y a peu d'activité à la surface de l'eau mais un rassemblement d'oiseaux indique la présence de thonidés. Cap vers Moorea, les oiseaux ne sont pas très loin. A peine arrivé sur la zone, je suis rapidement sollicité, mes deux cannes de traîne démarrent ... en même temps !?!?!

 Le temps de couper les gaz et de faire un choix, je vois qu'un de mes deux moulinets n'a plus qu'un tiers des 300 mètres de tresse qu'il contenait. Je resserre le frein de l'autre canne et essaie de regagner du fil sur la première . La lourde masse que je sentais, se décroche. Ce n'est pas un mal car mon autre moulinet s'est pendant ce temps pratiquement vidé ...

Je reprends la main et sors une bonite de 3kg 500. Quelle force ces petits bolides sont capables d'imprimer au bout de la canne, c'est impressionnant !!!

Mésaventure à méditer, si je vais seul en mer, une canne suffit ...

 

Le repas du soir est assuré, Chef Inés prend le relai pour préparer la bonite au four ... Hmmmmmm !

 

  peche 1

 

 

    Les pêcheurs locaux, jamais avares de conseils me confirment la présence de beaucoup de poissons en ce moment, au large de Paea.

Le lendemain matin, avec Sylvain cette fois, on remet ça. Les dizaines de dauphins qui nous accompagnent dans la passe de Maraa sont-ils de bon augure?

Sûrement car peu de temps après, je me retrouve attelé à un mahi-mahi de belle taille. Les mahi-mahi ont la réputation de bondir haut hors de l'eau, on est gâté, "le nôtre" nous gratifie de nombreuses envolées.

Mahi-mahi (prononcé "meï-meï") est le nom tahitien du Coryphène. C'est un poisson de sport puissant dont la chair très prisée est excellente. Ses couleurs (vert, jaune, bleu ...) sont magnifiques. Il peut être pris à la traîne mais les pêcheurs professionnels en Polynésie le pêchent surtout au harpon. A bord de leurs puissants bateaux, les poti marara, ils pêchent les mahi-mahi à vue en les pourchassant en surface et en les harponnant quand ils arrivent à leur hauteur !!! 

 

Hisser la bête à bord n'a pas été facile sans gaffe (pas la boulette, le "crochet"). La bonne vieille technique de la prise sous une ouïe, appliquée aux gros brochets, a finalement bien fait l'affaire. Mais jusqu'au bout le poisson a fait des cabrioles, à tel point que sa dernière pirouette a failli se transformer en coup de boule à Sylvain qui s'apprêtait à le sortir de l'eau !!!

 

 

peche 2

 

   C'est un joli mahi-mahi de 9,5 kg pour 1,30 mètres qui a eu la bonne idée d'attaquer mon leurre. C'est la taille moyenne des coryphènes capturés à Tahiti. Les plus gros atteignent 30 kilos, mais ces poissons deviennent rares autour ici d'après les pêcheurs locaux. 

 

 peche 3

 

    Mais la partie de pêche n'est pas finie et nos lignes n'arrêtent pas de démarrer, parfois les deux en même temps. Des bonites entre 1 et 2 kilos sont capturées, beaucoup sont décrochées (il va falloir affûter les hameçons !!!).

 

 peche 4

 

    On voit passer un banc de grands dauphins (3 à 4 mètres de long !!!), on admireTahiti à gauche, Moorea est juste derrière nous, on a les cales pleines de poiscailles ... c'est pas beau la pêche sous les tropiques ? ...

 

    Euhhh, seule petite ombre au tableau, au bout de deux heures de pêche, les deux pêcheurs sont tombés un peu malades sous l'effet du tangage et à cause du vent qui s'est levé. L'un des deux a même appâté par dessus bord avec un mélange café/pain au chocolat/acide gastrique ...

 

En effet, on ne s'improvise pas skipper confirmé quand on n'est qu'un marin d'eau douce, mais pour des amateurs, avouez que le tableau de pêche du jour n'est tout de même pas si mal !!! 

 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 06:48

   Certes Dom avait déjà attrapé quelques petits barracudas et des carangues à Huahine, des balistes à Rangi mais avec l'ami Sylvain, ils sont bien décidés à passer à la taille au-dessus à Tahiti. Malheureusement, à bord du Zodiac de Sylvain, seules quelques bonites se laissent tenter par les leurres de surface (ce qui n'est déjà pas si mal et comble de bonheur les deux lascars).

Mais, même quand ils sont bredouilles, il se passe toujours quelques chose (comme en pêche avec Eric ) : ils ont par exemple souvent l'occasion de croiser des baleines, c'est pas mal comme lot de consolation !!!

" Mikeul, t'as reconnu le moulinet démonté en 97 à Belturbet, il est encore en vie . "

" Eh oui Olive, Dom pêche l'haura depuis un zodiac, même pas peur qu'il soit percé ... 

 

bateau 1

 

  Mais l'acquisition d'un "vrai" (pardon Sylvain) petit bateau de pêche trottait dans la tête à Dom depuis un moment.

C'est sur un petit mahi-mahi de 16.5 pieds qu'il jette son dévolu. Le moteur nase sera changé et pas mal de travaux de réparation, aménagement et finition sont à prévoir.

 

 bateau 2

 

    Dans la foulée de l'achat du bateau et du nouveau moteur, la première sortie a réservé pas mal de surprises. Outre un régime de moteur récalcitrant (assez vite réglé par rapport aux autres problèmes), une fente dans la coque peu visible a laissé entrer une bonne centaine de litres de flotte en deux heures de navigation !!! ... au secours.

 

bateau 3

 

 

    Heureusement, le fidèle Sylvain, expert en fibre, résine, gel coat ou autre epoxy filler, n'a pas ménagé pas son temps ni ses conseils pour coacher Dom dans la réparation et l'aménagement du bateau.  

Il a donc d'abord fallu "opérer le bateau à coeur ouvert", percer côté intérieur (plancher) et extérieur, puis fibrer, résiner et mettre l'enduit de finition. Cet enduit a été poncé et reponcé ... Ensuite, l'anti-fooling qui assure l'étanchéité a été fait.

L'intérieur a été poncé, poncé, poncé et reponcé pour enlever les vieilles peintures. Les trous ont été rebouchés (puis donc poncés ...), le coffre a été aménagé, un plancher anti-dérapant a été installé, les taches ont été enlevées, des accessoires ont été rajoutés, la vieille visserie changée et deux bancs ont été installés ...

La remorque (merci Tonio) a elle aussi subi un petit lifting. Bref, de quoi bien occuper ses heures de temps libre. 

 

 

bateau 4

 

    Puis quand vient le temps de la peinture et du nettoyage du taud (merci Clem), soit la fin des réparations et aménagements, c'est que le temps des premières sorties est arrivé. Les grandes vacances sont pour bientôt et la saison des baleines va démarrer. Enfin, on va pouvoir l'utiliser !

Bonites, thons et carangues n'ont plus qu'à bien se tenir!

Dom a mis le bateau au mouillage à quatre kilomètres de la maison dans une petite marina, la marina du motu Parataito

 

 

bateau-5.jpg 

 

 Il ne restait plus qu'à lui donner un nom et c'est parti ... vogue petit bateau ... 

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 03:30

   Après 10 jours de cours intensifs, Dom et ses collègues, Marianne, Philippe et Olivier, et les jeunes Alex, Chloé et Mathieu  ont brillamment décroché le droit de piloter un bateau à moteur.

  

   Dom est major de sa promo avec 0 faute à l'examen théorique ... ex aequo avec .... tout le monde !!!! 

 

   Finis les cauchemars de navire battant en arrière (émission de trois sons brefs) ou de chalutier de nuit (feu vert sur blanc) hissant son chalut sur babord (feu blanc sur rouge) ou de navire à capacité de manoeuvre restreinte (trois feux rouge-blanc-rouge) devant céder ou pas la priorité à un navire handicapé par son tirant d'eau (trois feux rouges) non maître de sa manoeuvre (deux feux rouges) avec erre dont le gisement reste constant impliquant un risque d'abordage ...

 

 

 PERMIS BATEAU

 

   Heureusement les apéros révisions et les repas chez Olive ou au Pink Coconut, ont rendu tout ce charabia moins indigeste !!!

 

    Il ne reste plus qu'à espérer que les nouveaux capitaines de bord n'aient pas besoin de mettre trois boules noires ...

(, n'est-ce pas Marianne !!)

    ... à la proue de leur navire, à leur première sortie en mer. Ils seront seuls aux commandes, sans Yanis ou Franck (moniteurs de Fluid)  pour corriger leurs manoeuvres et rattraper à temps les embardées sur le quai de la Marina de Punaauia.

 

Pour info, "trois boules noires à la proue d'un navire" signifie : navire échoué.

 

    Permis bateau en poche, il ne reste plus qu'à acheter une embarcation, alors on compte sur vous !! Pour permettre à la famille Jacoberger  de passer les dimanches sur le lagon, vous pouvez envoyer vos dons sur le compte n°89075857847103, à la banque de Polynésie (versement libre mais  minimum autorisé par la banque : 50 000 Frcs Pacifique, soit environ 420 euros).

   Très chers lecteurs et amis, par avance, merci !!

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